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Tom Brown Jr et l’Apache Stalking Wolf - La Prophétie du Ciel Rouge
Alain
10426       

  Posté : 10-12-2009 06:21



Tom Brown Jr et sa rencontre avec l’Apache Stalking Wolf



Ce dessin a été publié dans un article du Reader's Digest “About Tom Brown” en Novembre 1978



Tom Brown Jr est un guide de nature renommé, un traqueur, un pisteur, un enseignant en survie et l'auteur de 16 livres.

Il est né le 29 janvier 1950 au New Jersey un État du nord-est des États-Unis. Il fit la rencontre à l’âge de 7 ans de «Grand-père» un sage apache, membre des Scouts (1), appelé Stalking Wolf (2), qui a grandi en marge de l'influence des Blancs. Celui-ci lui appris pendant 10 ans le pistage, la survie dans le désert et sa vision de la conscience.

Après cela Tom Brown est revenu "à la civilisation" cherchant des gens intéressés par ce qu’il avait appris. Il s'est alors senti perdu et embarrassé, jusqu'à ce qu'un shérif local qui connaissait Tom l'a appelé pour suivre à la trace une personne perdue. Tom a trouvé le disparu et ensuite a trouvé son chemin dans la vie.

En 1978, il a écrit son premier livre autobiographique, The Tracker (Le Traqueur), et a fondé la Tracker School (l'Ecole des Traqueurs, voir lien en bas de page) où il donne des cours de survie. Il a vécu dans le désert pendant la majeure partie de sa vie.

L'extrait suivant du livre de Tom, The Quest, parle des prédictions de Grand-père pour toute l'humanité.

Voici sa première partie, un texte à lire avec la plus grande attention :



Avec le recul, je vois clairement que les prophéties de Grand-père, contrairement à tout le reste, ont eu une très grande influence sur ma vie. A l'époque elles ne m'ont pas fait grand chose, si ce n'est m'effrayer et me secouer. Ce n'est qu'à partir du moment où ses prophéties ont commencé à se réaliser que leur impact obsédant a commencé à me toucher de façon très profonde.

Plus que celles de toute autre personne - prophète, chef religieux ou médium - que j'aie jamais rencontrée, les prophéties de Grand-père, à la fois à grande et petite échelle, se sont réalisées exactement au moment où il les avait prévues et de la façon dont il les avait prévues.

Face à de tels résultats, je n'ai pas pu m'empêcher de ressentir l'impact de ces prophéties sur ma vie.

Grand-père pouvait prédire l'avenir avec une formidable exactitude. Il pouvait non seulement nous dire ce qui allait nous arriver dans un moment, un jour, une semaine ou une année, mais il pouvait avec la même exactitude prédire les avenirs possibles sur dix ans et plus loin encore. Je décidai alors de conserver des comptes-rendus détaillés de ses prédictions, aux côtés d'autres notes que je conservais sur les réflexes de survie, la traque, la conscience et les choses de l'esprit. J'ai reçu de Grand-père des centaines de petites prédictions personnelles, et bien plus de la moitié se sont depuis réalisées. En plus des petites prophéties personnelles, il y avait une liste de 103 prédictions très importantes, parmi lesquelles, jusqu'à aujourd'hui, 65 se sont révélées absolument exactes, non seulement en temps et lieu mais dans l'ordre exact dans lequel elles étaient censées se produire.

Grand-père disait qu'il n'existait pas un avenir, mais des avenirs possibles. Le «moment présent» était comme la paume de la main, chaque doigt représentant un avenir possible, et, comme toujours, l'un des avenirs était toujours le plus puissant, c'était la façon dont le cours des choses nous toucherait sûrement. Ainsi ses prédictions concernaient un avenir possible, ce qui signifiait qu'il vous laissait toujours le choix.

«Si un homme savait faire les bons choix», disait-il, «il pourrait alors modifier le cours de cet avenir possible.

Aucun homme, alors, ne devrait se sentir insignifiant, car un homme suffit à modifier la conscience de l'humanité à travers l'Esprit-vivant-en-toutes-choses.

Par essence, une pensée se manifeste à travers toute la Création. C'est la même pensée, la même force, qui fait changer de direction un vol d'oiseaux, comme si le vol n'avait alors qu'un seul esprit».

Parmi les prophéties personnelles et les prophéties très importantes que Grand-père avait annoncées, il y en a quatre qui sortent du lot. Ce sont ces quatre qui annoncent la destruction de l'homme et de la vie sur la Terre, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Pourtant, Grand-père a dit que nous pourrions encore changer les choses, même après que les deux premières prophéties se soient réalisées, mais que l'on ne pourrait pas retourner en arrière après la troisième.

Maintenant que nous avons largement dépassé la seconde prophétie, le danger et la destruction apparaissent très clairement, et notre seul recours consiste à travailler plus dur pour changer ce qui est peut-être devenu l'inévitable. L'urgence que je ressens - aujourd'hui plus que jamais -, vient directement de la réalisation de la deuxième et invraisemblable prophétie. C'est la raison pour laquelle j'enseigne, parfois avec un certain désespoir, et toujours avec l'impression qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps.

J'aurais dû travailler plus dur, avec ce même désespoir, beaucoup plus tôt, mais, comme le reste de l'humanité, il a fallu un message fort pour me motiver. J'aurais dû savoir que ces événements qu'il avait prédits se produiraient un jour, parce que ses petites prédictions personnelles se réalisaient chaque jour.

Il a prédit de façon si exacte la mort de Rick sur un cheval blanc, le fait que j'enseignerais un jour, que j'aurais un fils, et aussi que l'emmener dans les Pine Barrens pour la première fois changerait ma vie pour toujours. Il a prédit la création de mon école, mes livres, ma famille, et même les terribles erreurs que je ferais au fur et à mesure que j'essaierais de vivre en société.

Pourtant, même si tout cela se réalisait jour après jour, je ne voulais tout simplement pas croire ou accepter que la prophétie majeure concernant la destruction de l'homme se réaliserait, et sa réalité m'a durement touché. C'est à ce moment.là que l'urgence s'est fait sentir.

Je me souviens comme si j'y étais de la «nuit des quatre prophéties», ainsi que j'ai pris l'habitude d'appeler cette nuit au cours de laquelle Grand-père nous annonça pour la première fois que ces prophéties risquaient de se réaliser. Nous étions avec Grand-père depuis cinq ans à l'époque et nous étions habitués à ses prophéties et à leur exactitude.

Nous étions aussi aptes à comprendre les choses du monde spirituel qu'à survivre et à traquer le gibier. Très peu des choses que la société classait dans «le paranormal» nous choquaient encore, parce que les miracles faisaient partie de notre existence quotidienne. Grand-père était un miracle vivant, et beaucoup de gens considéreraient comme miraculeuses un grand nombre des choses qu'il faisait tous les jours, parfois inconsciemment. Pourtant, aussi savants que nous ayons été sur le plan spirituel, la nuit des quatre prophéties nous a choqués comme aucune autre chose auparavant.

Nous avions marché toute la journée sans faire beaucoup de pauses, en direction d'un endroit où nous allions camper, en haut d'une petite colline que j'appelle maintenant la Colline des Prophéties. C'était une randonnée estivale typique: chaude, humide et poussiéreuse, sans eau à notre disposition pendant tout le trajet. Comme d'habitude, nous prenions pourtant le temps de nous arrêter fréquemment ou de prendre des chemins détournés pour explorer diverses zones au cours de notre itinéraire. L'aventure et l'exploration nous maintenaient frais et pleins d'enthousiasme, faisant passer la fatigue, la chaleur et la soif au second plan.

A maintes reprises au cours du trajet, Grand-père s'arrêtait et nous enseignait des choses - pas des leçons physiques de survie, de traque ou de prise de conscience -, mais des leçons concernant la conscience de l'Esprit. Très souvent, il parlait de l'avenir et, presque aussi souvent, du passé, du passé lointain.

A un moment, nous nous sommes arrêtés le long de la piste des cerfs sur laquelle nous avancions et nous avons suivi Grand-père à travers d'épaisses broussailles. Les arbres et les arbrisseaux étaient très différents de ceux du reste des Pine Barrens, et j'ai immédiatement su que cet endroit était une sorte d'ancienne ferme ou d'ancienne ville. Même si les constructions étaient depuis longtemps tombées en ruines, les plantes et les arbres marquaient encore l'endroit où s'était jadis trouvée la civilisation. Après avoir traversé plusieurs zones très touffues, nous avons finalement pénétré dans un bosquet de très hauts et très vieux sycomores. D'énormes plantes grimpantes, du genre que l'on pourrait s'attendre à trouver dans une jungle, partaient de leurs branches et montaient le long de leur tronc. En vérité, l'endroit tout entier ressemblait à une jungle, cela paraissait tellement déplacé par rapport aux pins, aux chênes et aux myrtilles qui caractérisent les Pine Barrens. Au moment où nous nous sommes assis, un sentiment spirituel plus profond de prise de conscience s'est emparé de moi, et c'est à ce moment-là que j'ai remarqué les tombes.

C'était l'emplacement d'un cimetière très ancien et probablement oublié depuis longtemps, appartenant peut-être à la ville que s'était jadis trouvée là. Certaines pierres reposaient à plat sur le sol et d'autres se dressaient à la verticale, bien qu'aucune ne fût parfaitement d'aplomb. Les plantes et les buissons avaient envahi de nombreuses pierres, sur lesquelles je pouvais à peine distinguer les inscriptions. L'érosion avait effacé une grande partie des noms et des dates, les rendant à peine lisibles.

Aussitôt, nous fûmes intimidés, humbles et respectueux dans ce lieu mortuaire; en même temps, nous étions étonnés que Grand-père n'avait jamais parlé de ce cimetière non plus. Pourtant pour une raison quelconque, il semblait avoir été attiré vers ce lieu, sachant qu'il se situait là sur un plan spirituel invisible, du moins invisible pour nous. Je soupçonne, maintenant, avec le recul, qu'il savait que cela allait nous servir de leçon.

Il s'approcha d'une tombe qui était partiellement cachée par des hydres épineuses et les écarta doucement. Au bout d'un long moment, il nous fit signe d'approcher. Nous pouvions à peine distinguer le nom et les dates sur la tombe, mais en bas était clairement gravé: «âgé de 12 ans».

Alors Grand-père parla. «Qui sont ces gens? Qui est ce garçon? Pourquoi ont-ils travaillé et quels ont été leurs espoirs, leurs rêves et leurs visions? Ont-ils juste travaillé avec leur corps ou ont-ils travaillé pour les choses au-delà de la chair, pour un but plus élevé? Ils ont certainement influé sur l'Esprit-vivant-en-toutes-choses, mais ont-ils vraiment fait tout leur possible pour rendre les choses meilleures pour l'avenir de leurs petits-enfants, ou n'ont-ils rien fait d'autre que perpétuer le mythe de la société? Ont-ils été heureux, joyeux et emplis d'un ravissement spirituel ou a-t-il juste sacrifié sa jeunesse et son goût pour l'aventure au travail, comme l'avaient fait ses parents et déjà leurs parents avant eus? Ce garçon avait exactement votre âge, et je suppose qu'il avait des espoirs et des rêves très semblables aux vôtres. Mais voilà ce qu'il en reste, il repose dans une tombe oubliée.»

«Mais, Grand-père,» ai-je dit, «cela ne suffit-il pas d'être simplement heureux et de vivre sa vie pleinement?»

Après un long moment de silence, Grand-père répondit. «Cela ne suffit pas que l'homme soit juste heureux dans sa chair, il doit aussi être heureux et joyeux en esprit. Car sans joie et sans ravissement spirituels, sa vie est superficielle. Si l'on ne cherche pas les choses de l'esprit, la vie n'est vécue qu'à moitié et elle est dénuée de sens. Et par vie spirituelle je ne veux pas simplement dire se mettre à l'écart à une certaine heure, un certain jour, une certaine semaine, pour célébrer un culte, mais chercher les choses de l'esprit à chaque instant, chaque jour. Je vous demande, alors: Qu'ont fait ces gens pour chercher une illumination et un ravissement spirituels? Se sont-ils juste adonnés à une vie qui se limitait quasiment au travail? On leur a donné le choix chaque jour de leur vie - tout comme on vous donnera le choix - de rechercher le ravissement de l'esprit ou de vous en tenir à une vie de travail insignifiant. Le résultat final est toujours le même: des tombes oubliées et des rêves oubliés des gens oubliés. L'important n'est pas que quelqu'un vous remarque ou se souvienne de vous, l'important c'est que vous travailliez pour atteindre Dieu (3) et influer de façon positive sur la conscience de l'Esprit-vivant-en-toutes-choses, permettant ainsi que la conscience de l'homme se rapproche du Créateur.»

Nous avons quitté le cimetière sans un mot et avons poursuivi notre route vers l'endroit où l'on devait camper sur la colline. Quand nous avons atteint le camp, la température s'était rafraîchie et le soleil s'était couché depuis longtemps. Tandis que nous préparions des abris et un feu et que nous rassemblions de la nourriture, le temps semblait défiler sans que l'on s'en rendît compte, alors que mon esprit était complètement absorbé par les leçons du cimetière. Je me demandais dans quelle mesure je pouvais ressembler à ce garçon anonyme décédé dans cette tombe oubliée. Est-ce que je recherchais simplement la chair et ne travaillais pas assez dur dans le domaine des choses de l'Esprit?

C'est à ce moment-là que j'ai pris conscience des leçons plus profondes de ce que Grand-père essayait de m'enseigner. Je me suis alors rendu compte que je devais vivre ma vie comme si j'allais mourir le lendemain, car c'est ce que est arrivé à ce jeune garçon. On ne peut jamais être sûr qu'on sera là demain, mais nous devons vivre chaque jour pleinement, physiquement mais surtout en Esprit.

L'important n'est pas que quelqu'un se rappelle qui nous étions mais qu'on se rappelle que nous avons réalisé un changement positif dans la conscience de l'Esprit-vivant-en-toutes-choses, la force vitale de la Terre, et, ainsi, découvert le ravissement spirituel et atteint le Créateur (3)


Après avoir accompli le travail, j'étais assis au coin du feu, en train de me détendre, toujours obsédé par la pensée du garçon du cimetière. Grand-père était assis a l'autre extrémité du feu, les yeux fermés, mais je supposais qu'il ne dormait pas. A la lumière du feu, ses traits semblaient plus éthérés que charnels. Il se pencha tranquillement en avant et répondit aux nombreuses questions que j'avais à l'esprit. De temps en temps, sa faculté de savoir ce que j'avais à l'esprit était déconcertante, l'idée qu'il pouvait connaître mes pensées me mettant parfois en colère.

«As-tu déjà observé un vol de bécasses sur la plage, la façon dont elles montent et descendent avec les marées, devenant parfois non pas un rassemblement d'animaux individuels mais un seul organisme, bougeant d'un bloc le long du ressac? Quand elles s'envolent, leur cohésion est encore plus frappante et merveilleuse. D'un seul coup, les voilà toutes en train de voler dans une certaine direction, et ensuite en un instant voilà que le vol tout entier fait simultanément demi-tour pour prendre une nouvelle direction.»

«Si on les étudie de près, il n'y a aucun oiseau en particulier qui prend la décision de changer de direction, mais il semble que ce soit un Esprit, une conscience collective, qui traverse le vol d'un seul coup. Vu de loin, le vol semble être un seul animal, un seul organisme, une seule conscience, gouvernés par la force et l'esprit collectifs de tous les individus. C'est cette même conscience que parcourt l'homme, la nature et la Terre que nous appelons "l'Esprit-vivant-en-toutes-choses" ou "la force vitale"».

«Je suppose,» continua-t-il, «que ce n'est qu'un seul oiseau qui suscite la pensée faisant faire demi-tour au vol et que cette pensée individuelle se manifeste immédiatement chez tous les autres. L'individu transcende alors le moi et ne fait plus qu'un avec l'ensemble. Ainsi, d'un seul coup, l'oiseau bouge avec le vol et le vol bouge avec l'oiseau. Par conséquent, ne demande pas ce que tu peux faire pour influer sur la force vitale de façon positive, car ce même Esprit qui bouge à l'intérieur des oiseaux bouge aussi à l'intérieur de toi. Une personne, une idée, une pensée peut détourner les foules du sentier destructeur des temps modernes. La question n'est pas de savoir si nous faisons ou pas une différence, car nous faisons tous une différence, chacun à notre manière. C'est la différence que nous faisons que est importante.»

«Donc si nous menons une vie qui est proche de l'Esprit, si nous recherchons le ravissement spirituel de l'unité, cela influera sur le cours de la vie,» dis-je. Ma remarque était plus une question qu'une déclaration.

«Cela ne suffit pas,» dit Grand-père «de simplement chercher les choses de l'esprit sur un plan personnel. Agir ainsi est égoïste, et ceux que recherchent les royaumes spirituels juste pour eux-mêmes ne travaillent pas pour changer l'Esprit qui vit à travers la conscience de l'homme. Au lieu de cela, ils s'éloignent du but, fuyant leur responsabilité et se servant de leur sagesse pour leur propre glorification. L'homme spirituel doit alors travailler pour un principe, une cause, une Quête beaucoup plus importante que la glorification du moi, afin d'influer sur l'esprit qui peut changer le cours de la destruction de l'homme.»

Je suis resté assis pendant un long moment dans la quiétude de la nuit, essayant désespérément de comprendre ce que Grand-père m'avait dit. Par essence, cela ne suffisait pas de chercher à obtenir l'illumination spirituelle pour soi-même, ce qu'il fallait c'était chercher à obtenir l'illumination spirituelle de l'humanité toute entière. Ne travailler que pour soi-même, se cloîtrer dans la recherche du ravissement spirituel, c'est fuir cette responsabilité. Ce que Grand-père disait c'est qu'une personne spirituelle doit prendre la sagesse et la philosophie de la Terre et la restituer dans la société moderne.

Grand-père reprit. «Essayer de mener une vie spirituelle dans la société moderne est le chemin le plus difficile à suivre. C'est un chemin de douleur, de solitude, où notre foi peut être ébranlée, mais c'est la seule façon dont notre Vision peut se réaliser. Ainsi la véritable Quête dans la vie consiste à vivre selon la philosophie de la Terre tout en restant dans les limites de l'homme. Nous n'avons besoin d'aucun temple ni d'aucune église pour chercher la paix, car nos temples sont ceux du désert. Il n'y a pas de chefs spirituels, car notre cœur et le Créateur sont nos seuls chefs. Nos membres sont dispersés; peu de gens parlent notre langue ou comprennent les choses que nous vivons. Nous suivons ainsi ce chemin tout seuls, car chaque Vision, chaque Quête, est unique pour l'individu. Mais nous devons entrer dans la société sinon notre Vision meurt, car un homme qui ne vit pas sa Vision vit un calvaire.»

Pendant un long moment, personne ne dit mot. Je me repliais sur mes propres pensées et mes propres doutes. Je ne voulais pas vivre en société, car le désert était mon chez-moi, mon amour, ma vie et mon ravissement spirituel. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi un homme ne pouvait pas vivre sa Vision dans la pureté du désert, loin des distractions de la société. Je ne ressentais aucune urgence et ne voyais aucune raison de rendre à la société ce que j'avais appris.

La voix de Grand-père interrompit mes pensées. «La Terre est en train de mourir. La destruction de l'homme est proche, si proche, et nous devons tous agir pour changer cette voie de la destruction. Nous devons payer pour les péchés de nos grands-pères et de nos grands-mères, car depuis longtemps notre société tue ses petits-enfants pour nourrir ses enfants. Il ne peut pas y avoir de trêve, et nous ne pouvons pas nous enfuir; beaucoup trop de gens par le passé se sont enfuis. Il est très facile de mener une vie spirituelle à l'écart de l'homme, mais nous ne pouvons tester la véracité de la Vision dans notre vie spirituelle et en faire une réalité que si nous la vivons, en étant proche de la société.»

«Comment puis-je savoir que nous sommes si près de cette destruction?» ai-je demandé.

«J'ai eu une Vision,» a dit Grand-père. «C'était une Vision de la destruction de l'homme. Mais on donnait à l'homme quatre avertissements de cette destruction, dont deux donnaient à l'homme une chance de changer ses habitudes et deux donneraient aux enfants de la Terre le temps d'échapper à la colère du Créateur.»

«Comment reconnaîtrais-je ces avertissements, ces signes?» ai-je demandé.

Grand-père poursuivit. «Ils seront évidents à tes yeux et aux yeux de ceux qui auront appris à écouter l'Esprit de la Terre; mais pour ceux qui ne vivront que pour la Chair et ne connaîtront que la chair, il n'y a aucun moyen de savoir ni de comprendre. Lorsque ces signes, ces avertissements et ces prophéties se manifesteront, tu comprendras alors l'urgence de mes propos. Tu comprendras alors pourquoi les gens ne doivent pas juste travailler pour leur propre ravissement spirituel mais transmettre ce ravissement à la conscience de l'homme moderne»



Admirable, non ?

Je fais cadeau de cette traduction améliorée à l’auteur.

Amitiés à tous.



(1) Les Scouts étaient une société secrète vivant en parfaite harmonie avec la nature en quête d'une illumination spirituelle.

(2) Stalking Wolf en français: Le Loup qui chasse à l’approche.

(3) Il va de soi que l’Apache n’emploie pas les mots Dieu ou Créateur au même sens que nous.

Le site de Tom Brown


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[ Message édité par : Alain : 23-03-2011 02:04 ]



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