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    AuteurDe l’utilité des croyances et du doute, et de la nécessité de s’en défaire
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 28-12-2009 15:42



    De l’utilité des croyances et du doute, et de la nécessité de s’en défaire.




    Bonjour amis de sens de la vie.

    Voici un nouveau sujet passionnant.

    Il est aisé de constater tout autour de nous, à quel point la plupart des gens fondent leurs opinions sur de simples croyances, fausses la plupart du temps, mais profondément ancrées en eux. En conséquence ils doutent immédiatement de tous les faits n’entrant pas dans le cadre de celles-ci, quand bien même ces faits seraient-ils incontestables. Ils rejettent tout sans aucun examen. Entre ce qu’ils voient et ce qu’ils croient, c’est ce qu’ils croient qui l’emporte. Ils ne voient aucun illogisme en cela, car c’est leur mode de fonctionnement pathétique. Du reste dans le vocabulaire courant être « croyant » est considéré comme une noble qualité tandis que le mot « incroyant » est entaché d’infamie.

    Cette attitude ne fait pas que nuire à une perception juste, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques, elle a aussi d’autres aspects très néfastes.

    Ce sont les suivants:

    - Elle inhibe la joie de vivre et la spontanéité (1), ces facteurs d’Eveil et de qualité d’existence, si importants.

    - Elle envenime les relations humaines sous toutes leurs formes.

    - Elle créé des générations successives de personnes névrosées et inadaptées.

    - Elle empêche d’apprendre, puisque le sujet qui croit savoir n’en éprouve pas le besoin.

    Pensez au fait qu’il y a de fortes chances que vous soyez concernés, et donc que vous avez un intérêt personnel indéniable à lire ce qui suit. Cet intérêt ne se limite pas à votre seule personne, il s’étend aussi à l’éducation juste de vos enfants, pour ceux d’entre vous qui êtes parents.



    D’où peut bien provenir un comportement aussi irrationnel ? (2)

    Voici selon moi, ce qui est une explication à cela.

    Comme tout un chacun sait, lorsqu’un enfant vient au monde son développement corporel n’est pas achevé. Il lui faudra notamment attendre de nombreuses années pour que son cerveau, lui donne la pleine capacité de penser par lui-même. Au début de sa croissance il apprend surtout par imitation et imprégnation au contact de son entourage. Son éducation commence par des bases élémentaires telles que la station debout, puis la marche, le contrôle des sphincters, la propreté, etc... et ce n’est que vers l’âge de 5 ou 6 ans qu’il pourra commencer à aller à l’école et y apprendre tout ce que l’on sait.

    Avez-vous réfléchi au fait que la base indispensable de ce premier enseignement qu’il reçoit, repose toujours sur l’Autorité du ou des Maîtres qu’on lui demande généralement de croire? Ainsi tous les êtres humains commencent leur apprentissage de la vie par des actes de croyance qui leur sont imposés par notre ordre social, et il ne peut pas en être autrement (3), tout au moins dans les sociétés du même type. Ceci commence si tôt que le fondement de chacune de nos croyances - qu’elles soient laïques ou religieuses - n’est d’ordinaire pas perçu clairement, ou alors très tard dans la vie. Ce fondement réside dans notre inconscient, et fait partie de nous-même en quelque sorte, ce qui explique qu’il est si difficile de s’en libérer (4), ce qui est souhaitable pour les raisons exprimées ci-après.

    Toutefois il arrive fréquemment que l’enfant s’interroge sur la validité de ce qu’on lui enseigne, surtout dans le domaine religieux, mais pas exclusivement. Hélas sa curiosité légitime est le plus souvent (mais pas toujours) découragée, voire punie, en Occident. Au mieux les adultes lui répondent habituellement "qu’il s’agit d’un mystère" (si eux-mêmes ne connaissent pas la réponse), ou "qu’il n’est pas apte à comprendre" (si eux-mêmes croient la connaître) et aussi que "la curiosité est un vilain défaut". Parfois ils se contentent d’un simple "Tais toi !" impérieux ; comme si le fait qu’un enfant qui s’arroge le droit de parler était une incongruité. Moi-même, j’ai entendu cela, et vu de nombreux enfants qui en ont été victimes.

    Ceci est une grave erreur car cela équivaut à tuer dans l’oeuf l’intelligence et l’esprit d’initiative de l’enfant, sans compter les blessures émotionnelles et la perte de confiance en soi qui en résulte. Il convient d'enrayer un tel fléau d'urgence (5).


    Après avoir été bafoué, le plus souvent le sujet renonce à son esprit d’investigation.

    Mais il y a pire. L’enfant imprégné du fait qu’il n’a cessé d’être jugé et humilié par son entourage, va se mettre à juger à son tour. Prenant ce modèle comme étant normal, il peut - et très souvent va -, passer sa vie dans un état d’esprit négatif constant. Il critique, juge et condamne immédiatement tout ce qui va à l’inverse de ce qu’il croit. Cette attitude qui génère un auto-empoisonnement de son esprit, est devenue si répandue qu’elle bloque la société toute entière. Ceci est inconnu chez les Thaïs.

    C’est sans doute pourquoi si peu de gens fonctionnent mentalement de manière libre et saine : on ne leur a jamais appris comment apprendre (apprendre à apprendre), on ne leur a jamais donné les mécanismes qui permettent de VOIR, et on ne leur a jamais enseigné comment il est possible de se libérer des doutes qui les assaillent à tout bout de champ, et à propos de tout... et parfois de n’importe quoi. Le système pense peut-être que faire cela n’est pas souhaitable, mais il se trompe. Expliquer pourquoi serait vraiment trop long...

    Dans le site de sens de la vie nous disons au lecteur de ne pas nous croire (car un esprit cultivant des croyances, ne peut ni être libre, ni voir la vérité) mais de VOIR par lui-même où se situe la vérité et lui donnons tous les outils pour se faire. Toutefois acquérir cette capacité de voir nécessite, entre autres, de vaincre le doute, MAIS sans utiliser le fait de croire pour le dissiper, ce qui n’est pas habituel en Occident.

    C’est pourquoi il me paraît utile d’évoquer maintenant "L’enseignement du Bouddha d’après les textes les plus anciens", quand Walpola Rahula parle du rôle du doute dans l’optique du bouddhisme. Un texte que nous devons à nouveau à Françoise qui a transcrit ce document depuis le livre édité sur papier. Un grand merci à toi, chère Françoise pour ce don précieux.

    Lisez attentivement, c’est préférable pour bien comprendre.




    Citation :


    « C’est un fait indéniable qu’aussi longtemps qu’il y a doute, perplexité, incertitude, aucun progrès n’est possible. C’est également un fait indéniable qu’il doit y avoir doute aussi longtemps qu’on ne comprend pas, qu’on ne voit pas clairement. Mais pour progresser plus avant on doit nécessairement se débarrasser du doute.

    Pour le faire, il faut qu’on voie clairement.

    Cela n’a pas de sens de se dire qu’on ne devrait pas douter, qu’on devrait croire. Dire simplement « je crois » ne signifie pas qu’on comprenne et qu’on voie. Lorsqu’un étudiant travaille sur un problème mathématique, il arrive, à un moment, à un point où il ne sait plus comment avancer et où il se trouve plongé dans le doute et la perplexité. Aussi longtemps qu’il a ce doute, il ne peut pas avancer. S’il veut aller plus avant, il doit résoudre ce doute. Il y a des moyens pour y arriver. Dire simplement « je crois » ou « je ne doute pas » ne résoudra certainement pas le problème. Se forcer à croire à une chose et à l’accepter sans la comprendre peut réussir en politique, mais ne convient pas dans les domaines spirituel et intellectuel.

    Le Bouddha tenait toujours à dissiper le doute. Quelques minutes avant sa mort même, il sollicita plusieurs fois ses disciples de le questionner au cas où ils garderaient des doutes sur son enseignement afin qu’ils n’aient pas à se désoler plus tard de ne pouvoir les dissiper. Mais comme ses disciples gardaient le silence, il leur dit encore : « Si c’est par respect pour le Maître que vous ne posez pas de question, que l’un de vous cependant informe son ami » (C’est-à-dire que l’un de vous le dise à son ami afin que celui-ci puisse poser la question de sa part).

    Walpola RAHULA (6)


    Voici comment vaincre le doute sans passer par la croyance, ce qui débloque toutes les situations qui paraissent insolubles et nous permet d’acquérir la clarté du regard.

    Nous remarquerons ô combien cet enseignement est précieux, et se distingue de l’enseignement occidental - qu’il soit religieux ou profane - où il est généralement demandé à l’élève de croire son maître.

    Comprenons bien que dépasser le mode de fonctionnement "sur croyances" et se libérer du « je », ce qui permet de VOIR la réalité, est une nécessité pour être heureux, efficaces et sereins, dans nos vies personnelles, ainsi qu’une condition
    SINE QUA NON pour pouvoir sortir de la crise systémique globale actuelle et éviter une destruction planétaire plus que probable. Les outils qui permettent d’y parvenir se nomment l’Attention juste (Vipassana) et la maîtrise du Vide mental (Dhyana), sont présents ici-même. Ils sont extrêmement précieux, notamment car le premier nous permet de percevoir notre mode de fonctionnement mental, ainsi que celui d’autrui (donc de prévoir ses comportements), et le second d’éliminer toutes les formes de stress et les troubles conséquents, sans médications. Il en résulte la disparition totale des émotions et pensées négatives, ainsi que de toutes les maladies psychosomatiques (voir 7).

    Ceci est à mettre en parallèle avec tous les articles de sens de la vie, qui traitent d’une façon de penser plus juste. Ils sont en si grand nombre que je ne saurais les citer tous, notamment sur le forum « Une autre façon de penser, source de développement personnel » Du reste ce sujet achève ce travail qui est désormais complet.

    Enfin percevons clairement que la connaissance ne permet pas en soi d’éviter un danger ou d’améliorer notre qualité de vie, elle ne le peut que si elle se mue en ACTION.

    Encore un beau cadeau pour nos lecteurs !

    Je clos ici ce que je peux vous communiquer à partir de mon expérience personnelle. Je ne vous ai jamais rien caché, ni eu d’arrières pensées d’aucune sorte. Bien qu’en général je me désintéresse de l’usage qui est fait de mon enseignement, je vous dis :

    Profitez maintenant de VSV et de « mes » écrits : rien n’est éternel (8)

    Et bonne année 2010 à tous.

    Ampéwi Nunpa / Alain




    (1) La joie de vivre et la spontanéité sont inhibées en raison des conflits intérieurs, ou avec autrui, que génère cette attitude de défense de « soi ».

    (2) Nous remarquerons que ce comportement irrationnel n’est possible que dans le monde actuel, c’est à dire au sein notre utérus artificiel qui nous surprotège : en effet un guerrier/chasseur atteint d’une telle conjonctivite - qui confond production mentale et réalité -, dans la nature ne tarderait pas à succomber physiquement aux conséquences de ce type d’erreur.

    (3) Il ne peut pas en être autrement car les capacité intellectuelles de l’enfant sont alors trop limitées.

    (4) Il est très difficile de s’en libérer, car ces croyances et ces doutes font partie de l’agrégat des énergies qui constituent le « je » ou EGO, en sorte que nous avons tendance à nous y identifier.

    (5) A cet égard il serait bon que, pendant leur grossesse, l’état offre aux futures mères (et pères du même coup) un livre simple et attrayant pour que les parents aient connaissance des meilleures méthodes éducatives, et évitent les comportements dénoncés ici-même. Cela pourrait être complété par un retour de la Méthode Freinet dans les écoles publiques car actuellement elle ne concerne que 1 ou 2 % des enfants. Ne me faites pas dire pour autant que je pense qu’il faille céder systématiquement au moindre caprice des gosses.

    (6) Walpola RAHULA "L’enseignement du Bouddha d’après les textes les plus anciens."
    Ch I : L’attitude mentale bouddhiste.p.20 - N° ISBN 2-02-004799-3.

    (7) L’Attention juste (Vipassana) consiste essentiellement à observer toute chose extérieure à nous, comme toute pensée et toute émotion en nous, sans s’y attacher, sans les suivre, et sans vouloir les combattre non plus. Autrement dit c’est une attitude scientifique.Tandis que la maîtrise du Vide mental (Dhyana) est une autre technique de méditation qui vise au contrôle de toutes les fonctions vitales du corps. Celle-ci après un long entrainement permet de mettre un terme - à volonté - au flux de pensées parasites (non voulues) que notre cerveau ne cesse de nous envoyer sans qu’on le sollicite. Ces deux méthodes pratiquées en alternance, produisent un résultat proprement miraculeux.

    (8) Rien n’est éternel dans l’univers observable, sauf peut-être ses lois. Tout est impermanent, comme tout un chacun peut le constater.


    Voici le groupe des articles liés à ce sujet dans ‘Une autre façon de penser, source de développement personnel’ :

    L'idée que nous avons de la structure de nous-même est fausse


    De l’utilité des croyances et du doute, et de la nécessité de s’en défaire

    Le cadeau, qui va vous procurer une sérénité parfaite : l'Attention juste

    L'oeil du chasseur pour développer l'attention

    Le cadeau qui va embellir vos relations humaines: la Parole Juste

    Le cadeau qui peut vous sortir de la 'mouise' : la Pensée juste

    Acquérir une parfaite maîtrise de soi, c’est possible. Voici comment.

    Nos erreurs sont nos meilleurs guides

    Les bases d’une éducation juste.

    Quel sens peut donc bien avoir l’histoire de l’espèce humaine ?



    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous


    [ Message édité par : Alain : 13-03-2011 15:59 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    Francoise
    10269       

    Francoise
      Posté : 29-12-2009 16:10

    Cher Alain,

    La phrase :

    « Son éducation commence par des bases élémentaires telles que la station debout, puis la marche, le contrôle des sphincters, la propreté, etc... »

    m’a fait penser à un autre point très important dans l'adoption de croyances : les liens affectifs et d’appartenance. En effet, le contrôle des sphincters, par exemple ne se fait par le biais de l’autorité mais de l’amour. L’enfant se met à contrôler ses sphincters pour faire plaisir (souvent à sa mère) . Bien sûr elle a autorité sur lui, mais ce n’est pas par ce biais seul qu’elle obtient cela. Lorsque le petit enfant consent à faire ses besoins dans le pot , c’est un cadeau qu’il fait, et il décide à qui il le fait et quand, je l’ai constaté.

    Ce qui fait que, à mon avis, le choix des croyances à l’âge adulte a aussi de grandes composantes affectives et de désir d’appartenance qui souvent mettent un frein à l’examen de faits ou d’idées rejetées par des personnes aimées ou par le groupe auquel on souhaite appartenir ou continuer d’appartenir.

    Il intervient donc aussi dans ce phénomène la recherche d’un sentiment de sécurité .

    Ces éléments peuvent agir comme un « coupe-circuit » , un brouillage de la pensée libre.
    La pensée libre implique donc d’être capable de renoncer à ce sentiment de sécurité.


    Ceux chez qui la pensée libre est plus vive souffrent beaucoup quand ils sont petits enfants de cet état de fait. ( Je me souviens , par exemple, du malaise qu’induisait chez moi le fait que mes parents me répètent très fréquemment qu’ils étaient "de bons parents" et que je devais bien en remercier " le bon dieu" chaque jour , alors que cela ne correspondait pas à mon ressenti.) Ce genre de situation , fréquente, induit souvent la honte de soi et le doute perpétuel sur ce que l’on constate et il est difficile de s'en débarrasser.

    De même :


    « Hélas sa curiosité légitime est le plus souvent (mais pas toujours) découragée, voire punie, en Occident. »

    Cette curiosité est punie également dans certains milieux sur le plan affectif : " Je ne t’aimerai plus", "Tu vas faire mourir ta mère", ou même "Attention, le gendarme va venir te prendre"… ne sont pas rares.

    Ce qui nous amène à la grande base du libre examen sur lequel tu insistes constamment : APPRENDRE A VOIR. Je t’ai dit un jour que pour apprendre à VOIR, il faut se permettre de regarder. Pire que de ne pas donner " les mécanismes qui permettent de VOIR" , beaucoup d’enfants ont, au contraire, reçu l’ordre implicite - et parfois explicite - de ne pas regarder , ainsi que dans la foulée de ne pas bouger et de ne pas oser !

    Dhiravamsa insiste sur ce point en disant que :


    « Permettre est un mot clé. Lorsque nous ne nous permettons pas de regarder, nous ne pouvons pas voir ce qui se passe et essayons automatiquement d’exercer le contrôle ou la répression. » (*)

    Sans "permission" sincèrement donnée et profondément reçue - dans l'enfance ou ensuite par un être aimé de préférence ou par nous-même - advient ce que tu soulignes :

    « Après avoir été bafoué, le plus souvent le sujet renonce à son esprit d’investigation. »

    Ces problématiques ont déjà été évoquées dans :

    Nos erreurs sont nos meilleurs guides
    -> http://www.sens-de-la-vie.com/forums/viewtopic.php?topic=5488&forum=42&a_p=1

    A propos du passage du Bouddha, il faut tout de même dire qu’il y a des points sur lesquels il est impossible de lever le doute. Ainsi, si je ne me trompe, le Bouddha lui même n’a jamais voulu se prononcer sur certains points tels que l’existence d’un « dieu » ?

    Que dire d'autre que de te remercier à nouveau pour toutes ces excellentes leçons !

    Je me souviens que dans la présentation du site, tu espérais que http://www.sens-de-la-vie puisse devenir comme un corail vivant . Après toutes ces années, je vois que c'est vraiment ce qu'il est devenu . Ainsi qu'un radeau permettant de traverser le fleuve et de conduire ceux qui le veulent là où ils toujours souhaité aller....

    Amitiés à tous,
    Françoise

    (*) Dhiravamsa : « L’Attention, source de plénitude ». Ch 4, p 48




    [ Message édité par : Francoise : 29-12-2009 16:29 ]

      Profil  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 30-12-2009 03:25



    Bonjour amis de la claire vérité

    Chère Françoise merci infiniment de ta belle réponse.

    Tu fais toutefois une petite erreur de formulation quand tu dis:


    "A propos du passage du Bouddha, il faut tout de même dire qu’il y a des points sur lesquels il est impossible de lever le doute. Ainsi, si je ne me trompe, le Bouddha lui même n’a jamais voulu se prononcer sur certains points tels que l’existence d’un « dieu » ?


    Certes il y a des choses qui - en l'état actuel de nos sciences - ne peuvent pas encore relever de la connaissance, car l'univers comporte encore bien des mystères (1), mais en ce cas il n'y pas lieu de nourrir des croyances inutiles, et donc de douter à leur sujet, car elles ne peuvent être que de pures productions mentales. Faire des hypothèses est une chose, croire en est une autre.

    Tu as tout à fait raison de dire que le Bouddha s'est refusé à débattre sur des questions spéculatives parfaitement sans intérêt pour atteindre l'Eveil. Telles que "l'Univers est-il fini ou infini"? - "l'Univers existe-t-il depuis toujours, ou a-t-il eu un commencement"? etc...

    Mais par contre il a on ne peut plus clairement et totalement réfuté l'existence de toute forme de soi ou de Soi (2), ce qui pour moi est Vrai d'expérience, et donc réfute indirectement l'existence du Dieu personnel des religions issues de la Bible. De ce "Dieu" qui créé le monde, parle aux hommes, érige des lois, et qui punit ceux qui y dérogent ; pour l'éternité en plus. ..

    La croyance en ce dieu est complètement incompatible avec la compréhension du bouddhisme

    Comme toutes les croyances de cet ordre celle-ci n’est fondée sur RIEN. En Occident on a du mal à s’en défaire uniquement en raison du fait qu’elle a été mise en nous dès que nous avons été à même de comprendre le langage. Bien analyser objectivement l’origine d’une croyance comme celle-ci permet du même coup de s’en défaire, tout comme du doute qui y est associé, ce qui procure une sérénité parfaite.

    Enfin j'ajoute qu'en intitulant ce sujet: "De l’utilité des croyances et du doute, et de la nécessité de s’en défaire" pour être bref, ce n'était pas l'idéal.

    A certains égards il aurait peut-être été préférable que je le nomme: "De l’utilité des croyances et du doute, et de la nécessité de les dépasser".

    Ou mieux encore: "De l’utilité des croyances et du doute, et de la nécessité de dépasser ce mode de fonctionnement".

    Pour finir je souhaite préciser qu’avant d’avoir expérimenté par nous-mêmes où se situe la vérité, il n’est pas forcément mauvais de commencer par croire, tel le jeune enfant évoqué dans l’article ci-dessus. C’est seulement la persistance de ce mode de fonctionnement « en aveugle » qui nous est préjudiciable.


    Amitiés à tous.




    (1) Tels que l’existence de la matière, ou énergie, dite NOIRE.

    (2) La doctrine du Non-Soi: Anatta, par Walpola Rahulla.

    "Ce que suggèrent en général les mots Âme, Soi, Ego, ou pour employer le mot sanscrit Atman, c'est qu'il existe dans l'homme une entité permanente, éternelle et absolue qui est une substance immuable derrière le monde phénoménal changeant. D'après certaines religions, chaque individu a une telle âme séparée qui est créée par Dieu et qui finalement, après la mort, vit éternellement dans l'enfer ou le ciel, sa destinée dépendant de son Créateur. D'après d'autres, elle traverse beaucoup de vies jusqu'à ce qu'elle soit purifiée complètement et s'unisse finalement à Dieu ou Brahman, L'Ame universelle ou Atman dont elle émane originellement. Cette Âme ou Soi dans l'homme, est ce qui pense les pensées, ce qui ressent les sensations, et ce qui reçoit récompenses et punitions pour toutes les actions bonnes ou mauvaises. Une telle conception est appelée l'Idée du Soi.

    Le bouddhisme se dresse, unique, dans l'histoire de la pensée humaine en niant l'existence d'une telle Âme, d'un Soi, ou de l'Atman. Selon l'enseignement du Bouddha, l'idée du Soi est une croyance fausse et imaginaire qui ne correspond à rien dans la réalité et elle est la cause des pensées de "moi" et "mien", des désirs égoïstes et insatiables, de l'attachement, de la haine, et de la malveillance, des concepts d'orgueil, d'égoïsme et autres souillures, impuretés et problèmes.

    Elle est la source de tous les troubles du monde, depuis les conflits personnels jusqu'aux guerres entre nations. En bref on peut faire remonter à cette vue fausse tout ce qui est mal dans le monde."

    "L'enseignement du Bouddha, d'après les textes les plus anciens" de Walpola Rahulla, page 75.

    Édition du Seuil ISBN 2-02-004799-3 (1961) .



    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

    [ Message édité par : Alain : 30-12-2009 05:49 ]

      Profil  E-mail  www  Citation   
    chenoa
    1217       

    chenoa
      Posté : 30-12-2009 12:37




    Bonjour les amis de la vérité,

    Un grand merci cher Alain pour ce texte sur l’utilité du doute et de la croyance mais aussi de la nécessité de dépasser ce mode de fonctionnement. C’est un enseignement essentiel pour qui veut progresser réellement. Merci aussi chère Françoise pour ton intervention de qualité pleine de justesse et de pertinence.


    Pour revenir au texte initial, quand tu écris Alain :


    « Toutefois il arrive fréquemment que l’enfant s’interroge sur la validité de ce qu’on lui enseigne, surtout dans le domaine religieux, mais pas exclusivement. Hélas sa curiosité légitime est le plus souvent (mais pas toujours) découragée, voire punie, en Occident. »

    « Ceci est une grave erreur car cela équivaut à tuer dans l’oeuf l’intelligence et l’esprit d’initiative de l’enfant»


    C’est totalement vrai !

    Etant étudiante, je le vois chaque jour à la faculté. Un de nos professeurs qui avait enseigné au Canada nous disait souvent : « En France, c’est incroyable, les étudiants ne posent jamais de questions en cours ! » Et il avait raison : après 2 ou 3 heures d’écoute sur des sujets parfois complexes, personne ou alors très rarement ne posait de question. De ce fait, lors des révisions en perspective des examens la méthode est simple : ils apprennent par cœur sans forcément comprendre.

    Une copine me disait à ce sujet « J’ai souvent des questions à poser mais j’ai peur du jugement des autres » La peur du jugement est très forte chez les occidentaux : à force de procéder par l’humiliation, en refusant de répondre aux questions, ou même en tournant en dérision des questions auxquelles ils ne savent pas répondre, les jeunes n’osent plus poser de questions.



    « Entre ce qu’ils voient et ce qu’ils croient, c’est ce qu’ils croient qui l’emporte. »


    L’exemple récent le plus frappant est celui des négateurs du réchauffement climatique par des causes humaines. Ceux-ci trouvent des arguments les plus déments les uns que les autres et rejettent tout ce qui pourrait aller contre leur avis.

    Cette attitude rend toute discussion véritable impossible car chacun dit ce qu’il a à dire et se contrefout de ce que l’autre pense et va au contraire défendre son idée avec plus d’acharnement car il s’identifie à elle.

    Ainsi, les gens ne pensent plus par eux-mêmes et l’idée de vérifier les sources, comme nous l’indiquons dans VSV, ne leur vient même pas à l’esprit. Quelle aubaine pour les MDM !



    « Cette attitude ne fait pas que nuire à une perception juste, elle inhibe également la joie de vivre et la spontanéité »


    Préférer la croyance plutôt que la vérité provoque des conflits avec notre entourage et en nous-mêmes.

    Par exemple, la plupart des personnes ont des croyances sur elles-mêmes : « Je suis doué en maths et nul en dessin », « J’ai toujours mal parlé en public », « Je suis beau », etc… Ce qui équivaut à s’enfermer dans un cadre qui limitent leur potentiel. A ce sujet, relisez le dernier post sur « La quête des pouvoirs personnels et son erreur ».

    A propos du doute, s’il peut être nécessaire au début, il n’est pas une fin en soi sinon aucune avancée réelle n'est possible. Comme le dit le Bouddha, il faut voir clairement pour se débarrasser du doute ce qui implique de se libérer des croyances, de pratiquer l’attention juste qui elle seule permet de voir la vie telle qu’elle est et non telle qu’on l’imagine dans nos fantasmes.

    Mais pour ce faire, il faut insister sur le fait qu’il faut dépasser le stade de la compréhension et appliquer ce que l’on apprend. L’attention juste ne sert à rien si elle ne se transforme pas en action. Ceci demande un travail sur soi, difficile il est vrai dans nos utérus artificiels, mais ô combien libérateur.


    Merci encore pour cette contribution Alain, ce sont des cadeaux hautement précieux que tu offres là car si nous savons les recevoir, ils peuvent changer nos vies !

    Amitiés à tous





    Pour apprendre à Voir :

    http://www.sens-de-la-vie.com



    [ Message édité par : chenoa : 31-12-2009 11:55 ]

      Profil  Citation   
    Alain
    10426       

    Alain
      Posté : 27-01-2010 03:35



    Bonjour à tous les amis de VSV.

    Merci infiniment de ta réponse et de tes remarques Chenoa. C’est agréable de savoir que ce que l’on fait est apprécié et utilisé.

    Dans le cadre de De l’utilité des croyances et du doute, et de la nécessité de s’en défaire, j’avais écrit :

    Citation : « Entre ce qu’ils voient et ce qu’ils croient, c’est ce qu’ils croient qui l’emporte. Ils ne voient aucun illogisme en cela, car c’est leur mode de fonctionnement pathétique. .../...

    Cette attitude ne fait pas que nuire à une perception juste, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques, elle a aussi d’autres aspects très néfastes.

    Ce sont les suivants:

    - Elle inhibe la joie de vivre et la spontanéité, ces facteurs d’Eveil et de qualité d’existence, si importants.

    - Elle envenime les relations humaines sous toutes leurs formes.

    - Elle créé des générations successives de personnes névrosées et inadaptées.

    - Elle empêche d’apprendre, puisque le sujet qui croit savoir n’en éprouve pas le besoin. »


    A ceci je vient de découvrir qu’il s’ajoute une raison néfaste de plus :


    Les croyants n’utilisent pas les facultés cognitives de leur cerveau (ou très peu).



    L'athéisme stimulerait le cortex cingulaire antérieur selon les chercheurs de Toronto



    Sauvegarde :


    La croyance en Dieu modifierait une partie du cerveau

    Canada - Des neurologues de l’université de Toronto ont découvert que l’activité du cerveau humain était liée aux croyances religieuses des individus.

    Pour démontrer cela, les scientifiques ont fait passer des tests à différentes personnes divisées en 2 catégories : les croyants et les athées. Toutes ont été placées dans des scanners afin de mesurer l’activité de leur cerveau durant les tests. L’épreuve consistait en une série de questions dont il fallait anticiper la réponse. Les candidats prenaient ensuite connaissance de cette dernière.

    Les chercheurs ont remarqué que chez les athées, une zone du cerveau appelée cortex cingulaire antérieur était beaucoup plus fortement stimulée que chez les croyants.

    Le cortex cingulaire antérieur régule des fonctions comme la pression artérielle, le rythme cardiaque et certaines fonctions cognitives comme les émotions, la prise de décision, l’empathie mais surtout elle est la zone qui nous permet d’anticiper l’avenir.

    Selon les conclusions des auteurs de l'étude, parues dans la revue Psychological Science, quand un croyant s’attendant à avoir la bonne réponse se rend compte du contraire, cette aire du cerveau s’active beaucoup moins car il réagit plus faiblement à l’imprévu que le cerveau d’une personne athée. En effet, chez les croyants, tout évènement peut être reconsidéré de manière à rendre Dieu acteur de celui-ci. S’il vous arrive quelque chose de totalement inattendu et que vous croyez en Dieu, le scénario peut-être remanié car Dieu "a voulu que cela arrive". Il n’y a alors pas de question à se poser, d'où une activation moindre de cette région du cortex.


    Sur cela Patrick a fait une étude surprenante sur l’importance du cortex cingulaire, qui démontre à quel point les croyances inhibent un fonctionnement cérébral normal. Lisez là ! C’est hautement instructif.

    Les croyants n’utilisent pas les facultés cognitives de leur cerveau. .

    Amitiés à tous


    Source



    http://www.sens-de-la-vie.com/
    http://www.salvation-of-humans.com/
    Sources d'inspiration pour tous

    [ Message édité par : Moderateur : 09-03-2011 08:27 ]

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